Que ta volonté soit faite

16 juin 2017

Auteur : Maxime Chattam
Genre : Thriller
Edition : Edition Pocket
Pages : 334 pages
Parution : 10 novembre 2016

Résumé :
Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis... S’il n'y avait Jon Petersen. Il est ce que l'humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là... sans doute réveillera-t-il l'envie de tuer qui sommeille en vous.



Mon avis :
Un roman de Maxime Chattam est toujours un plaisir pour moi à lire. Je sais que je vais plonger dans l’horreur, le glauque et le malaise. Ce livre met en place tous ces éléments, voire même plus. J’ai beaucoup aimé ce roman, même si j’ai été surprise par la fin.

On suit la vie d’un personnage, Jon Petersen, dans une petite ville américaine. On va vite se rendre compte que tout n’est pas aussi paisible que l’on pourrait croire dans la bourgade. Ce livre est écrit comme une fresque macabre à propos de Jon et son impact dans la vie des habitants de Carson Mills. Si par moment, le roman est contemplatif (un contemplatif assez malsain il faut le dire) sur la déchéance de Jon et ses échecs, à d’autres moments on est immergé dans les péripéties des différents personnages de la ville. L’auteur nous dessine un esprit malade, ainsi que des réflexions sur le mal, comment un homme peut devenir ce qu’est Jon. Cependant, j’ai trouvé que par rapport à ses autres romans (notamment la trilogie de l’homme), celui-ci est moins gore, et ça m’a manqué. Il montre comment le mal peut être incarné dans la vie de tous les jours, par des personnalités malsaines. C’est, dans un sens, encore plus flippant. On pourrait croiser une personne comme Jon dans notre ville et en être sa victime. La fin du roman m’a un peu déçu, je comprends pourquoi Chattam l’a écrit comme ça, mais je trouve qu’on perd un peu du suspense. On se doute comment le roman va finir, mais ça fait une fin rapide, en quelques lignes on a presque toutes les réponses que l’on attendait, comparé à la longueur du roman.

Les personnages sont terriblement réels. On a vraiment les différents types de personnes que l’on pourrait croiser dans une ville américaine. On commence par une rivalité entre deux familles, qui va engendrer un orphelin de mère, Jon. Il va vivre à la dure, élevé par son grand-père et ses tantes. Petit à petit, on va découvrir à quel point son esprit est tordu. L’écrivain nous dépeint un psychopathe dans toute sa splendeur, n’omettant aucun détail. On suit aussi le shérif de la ville, un homme qui va voir sa tranquillité s’envoler après que des événements aient secoué Carosn Mills. Il n’aura de cesse que de retrouver le coupable. Je trouve que ce personnage est typique des hommes qui vivent corps et âmes pour leur métier. Il ne prendra pas sa retraite, et n’arrêtera pas de poursuivre le coupable. Une multitude de personnages se croisent, certaines sont plus importants que d’autres. Ils sont tous décrit avec justesse.

On pourrait croire que l’auteur a écrit une fresque qui aurait observé. D’ailleurs, c’est comme ça que le livre commence, l’auteur prévient qu’il n’est pas le narrateur de l’histoire mais l’un des habitants de Carson Mills. L’illusion est très bien faite. Une chose que j’adore dans les romans de Maxime Chattam est son écriture. Je trouve que sa façon d’écrire est tellement ancré dans le réel, qu’on peut se dire que cela pourrait se passer là où l’on habite. Je trouve que c’est l’un des forces de ce roman.


Pour conclure, ce n’est pas mon roman préféré de Maxime Chattam, et de loin. Mais j’ai passé un bon moment à le lire. Je lirai les prochains livres de l’auteur avec autant de plaisir. Une chose est sure je ne verrais plus les coquelicots comme avant !

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